Grosse[s] Boule[s], etc.

Des histoires soft sexu de boules, par Salomé Landry

Month: May, 2016

Haikus violents de coins de corps

#1

Au creux de mes genoux

Ta crasse

En automate de la chiffonne

Au creux de ma main

#2

Au bout de la nuit

le soleil

au creux de ta bouche

#3

Cigarette post-coïtale

odeurs mixtes sur ma main

Kerouac en trame sonore

SUCK MY MILK

#4

Nos creux en harmonie

Tu soupires, je hurle

Tes doigts en moi

Tu me manques

#5

Tes yeux qui encrassent ma peau

je voudrais les crever des miens

ton encore tatouée sur moi

j’arracherais ma peau, t’en étoufferais.

#6

J’ai été tachée de toi

de ta bave sur mon oreille qui craquait

de ta main contre mon sein qui pleurait

de ton membre qui forçait en moi

Quand le froid revient

de la sens fendre à nouveau

j’entends mes pleurs de bout du monde

 – mes cris qui bardassent en moi

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Sang #3 – Bloody type

J’ai des envies meurtrières de toi

You, trouble

De ton corps très grand contre le mien tout petit,

Mon plexus solaire sous ta lune

Les successions de nuits divisées en deux.

L’after-party dans un cou trop épineux ;

une cabane d’enfants entre des jambes violentes.

 

Le cou encore plus bleu que pensé,

les cuisses encore saignantes,

j’ai logé ma tête

dans le tiens rosacé

(de cou)

Attendant que tu déballes ton coeur ligoté

sur moi,

tel un boucher sur sa table sanglante

tachée.

J’ai des envies meurtrières du noyeau qui descend dans ma gorge

qui ne descend pas assez

De mes poumons de roche au centre de ma cage.

Mon ventre fané étendu au long de mon bassin,

les successions de mots en couteau dans mes mains,

un dans ta poitrine, deux en moi

la bile en chute libre sur mes orteils,

un monde plaster récolté à l’infini

au cortex cérébral

Le cou plus bleu que vu,

les cuisses saignantes,

j’avais caché ma tête dans le tiens rosacé

(de cou),

jusqu’à ce que tu déballes ton coeur ligoté

sur moi,

tel un boucher sur sa table

tachée.