Trip de bouffe – première partie

by salomelandry

Je travaille dans un bureau. Un travail bien rangé. J’arrive à 8h le matin avec ma petite jupe et ma seule pair de collant pas troué. Avec mon cardigan piqué à ma mère, je salue les employés, leur donne leur courrier et réponds calmement à leurs questions agressives. Quand le rush de 9h est passé, que les employés n’ont plus vraiment besoin de mes services de réception, que les enveloppes sur la station de poste sont bien alignées, que tout le monde est entré et installé confortablement à son bureau, je m’installe derrière mon ordi avec ma tasse de café et je me matte les seins. Puis, je révise mes courriels et j’en envoie des nouveaux. Je retourne sur internet pour lire des textes érotiques. Parfois, le gars de la logistique vient me faire des petits sourires coquins et me jaser un peu.

J’aurais pensé être le genre de fille qui fantasmerait un peu sur ma job de bureau. Qui rêve que le gars de la logistique soit à quatre pattes sous mon bureau, la tête entre mes cuisses et que mes collants et mes bobettes soient descendus. Son visage dans mon humidité tropicale, le gars de la logistique se ferait aller la langue et les doigts pour parcourir tout le bas de mon corps, du nombril aux chevilles. Mon ventre se contracterait et mon sexe dégoulinerait sur ma chaise de bureau. Les employés continueraient à passer comme à l’habitude, personne ne remarquerait. Il me ferait jouir trois fois, il essuierait sa bouche sur l’intérieur de ma cuisse et il partirait sans rien dire. S’il m’embrassait, ce ne serait que l’intérieur des genoux. Je passerais ma main dans mon entrejambe ruisselant pour ensuite lécher mes doigts. Je remonterais mes bobettes et j’enverrais un autre courriel aux employés pour les aviser qu’il y aura une dégustation de produits sans gluten à la cafétéria ce midi. Mais je ne rêve pas vraiment à ça. Parce qu’avec le gars de la logistique, ça se passera pas. Il m’a donné une pomme l’autre jour, c’est pas mal toute. Quand même, j’ai essayé de me masturber une coupe de fois dans les toilettes. C’était pas concluant. Les toilettes ne m’excitent pas.

Reste que pendant que je me matte les seins en rêvant d’échapper mon café pas si chaud que ça dessus pour avoir une raison de bien les frotter avec de la crème en permanence, je vois des photos des enfants réfugiés syriens qui dorment dans des endroits crades et je me souviens que pendant qu’eux tentent de survivre, moi je me fais aller le corps dans un érotisme batard qui s’étend sur toute la nuit pour ensuite me plaindre que je n’ai dormi que deux heures et que je suis raquée.

Quand je me déshabille, mon sexe dégage l’odeur du sien et ma sueur sent son sommeil. Il se calque dans ma peau comme tous les autres avant. J’ai beau me laver, son corps est imprimé sur le miens. Peut-être c’est un truc d’hormones qui signifie que ma peau s’ennuie du contact rugueux de la sienne, de la façon qu’il a d’aimer mon corps et de sa voix grave qui me chuchote des choses indécentes à l’oreille : « J’aime ça quand tu te masturbes devant moi, j’aime me masturber en te regardant faire. » Peut-être est-ce ces hormones qui me poussent à toujours revenir contre son flan, à toujours laisser sa barbe mal rasée graffigner mon visage et mes bords de bouche, malgré nos problèmes de logistique. Peut-être on aurait besoin que le gars de la logistique vienne avec nous gérer nos problèmes d’hormones.

Mardi soir. Neuf heure quarante-cinq. Sur le pas de ta porte, mon téléphone reçoit un message : « Tu viens toujours? » Oui. Oui, clairement que je viens. Je rentre chez toi et me dirige vers ta chambre où tu m’attends, comme à l’habitude, pour m’enlacer. À peine ai-je le temps d’enlever mon manteau que je te vois ouvrir les bras. Tes bras grand ouverts m’attendent et je m’y glisse le plus simplement du monde. Ton visage se penche contre le mien, ta bouche au creux de mon cou. Pendant que tu t’affaires à presser mon dos de tes grandes mains, tu me demandes comment je vais. Je n’ose pas te dire que la journée était longue parce que j’avais la libido en montagne russe. « Ça va. » Je laisse tes doigts vagabonder sur mon visage, ton regard se poser fixement dans le mien et je ne sais pas quoi faire ; j’ai le bas ventre qui me crie de t’arracher la bouche avec mes lèvres. Nos baisers sont plutôt ceux timides mais prenants d’amants inavoués. Ton corps se presse contre le mien et je me sens sale. Je me sens sale surtout parce que j’ai envie que tu puisses me bouffer bien comme il le faut, de sentir ton corps contre le mien sous l’eau chaude de ta douche. Je t’invite d’un regard, tu acceptes d’un autre.

La pointe des pieds sur le tapis de douche humide, j’ai le cou cassé à essayer de t’embrasser. Je te déshabille en quelques mouvements et tu fais de même avec moi. Nus, face à face, nous nous regardons. Ton crâne rasé te donner l’air encore plus nu, c’est toujours ce que j’ai trouvé le plus drôle de toi. Tu as des correctes larges épaules, la peau très pâle et les mamelons foncés. Au centre de toi se tient ta honte et mon amour : ton ventre, ou plutôt ta bedaine. Ton pénis est mou, exactement comme je les trouve étrange, comme je ne les comprends pas. Tu fixes mon corps que je ne comprends pas et que je ne sais comment tu comprends avant de le prendre entre tes bras. J’allume l’eau et te laisse t’accrocher à moi, ta main malaxer mon sein droit pendant que l’autre vogue mon flan et ta bouche dévorer mon cou et mon dos. Sous l’eau, tu me regardes me laver. Je passe de l’eau dans mon visage, contre mes seins que je prends bien le temps de caresser puis entre mes cuisses, doucement mais fermement. L’eau chaude rend mes seins et mes mamelons plus mous malgré l’excitation provoqué par ton regard sur ma peau. Nous échangeons de place : c’est ton tour de te laver. Le contact de l’air froid aide mes seins à durcir, j’ai soudainement les mamelons qui pointent bien droit vers toi. Tu te laves en vitesse pendant que je te fixe, que j’étudie chaque grain de peau, que j’étudie ton visage. Rapidement, nous nous prenons l’un contre l’autre, l’eau chaude continue de fuir en chute sur nos épaules. Comme je te flatte et t’embrasse, je sens ton sexe durcir contre mon ventre et se presser contre mon nombril. L’eau sur tes lèvres coule dans ma bouche, je la recrache sur ton chest en l’embrassant. En un seul mouvement, ta main glisse le long de mon dos et de mes fesses jusqu’à mon entrejambe et ton majeur se pose directement contre mon clitoris. J’ai le désir qui éclate et revole dans tous les sens (la fille de la saint-valentin, le gars de la logistique, le dude du fromage sur le chest, la fille aux lèvres pulpeuses, le grand musicien avec les cheveux frisés, Lady Gaga pis toi). Ta main continue de s’agiter sur mon sexe et mes ongles s’enfoncent dans ta peau. Je descends le long de ton corps et ma bouche atterrit sur ta cuisse avant de remonter, en un mouvement conjoint avec ma main, vers ton sexe. Je le prends de ma main et le masse un peu pendant que je continue de t’embrasser le bas ventre puis je remonte le long de ta verge avec ma langue. J’enfonce ton gland dans ma bouche, te goute, tu goutes bon comme les chips au gratin. Je t’enfonce jusque bien profond entre mes lèvres tout en continuant de jouer avec ma langue. Tu te figes, tu attends, ta respiration halète et tes abdominaux se contractent. Je sens ton sexe grossir dans ma bouche et je continue quelques instants avant de remonter vers ta bouche pour t’embrasser. Je ne sais pas si ça t’écoeure, ça n’a pas l’air. Tu me plaques contre le mur de la douche et descends vers mon sexe, t’agenouilles devant moi. Tu soulèves ma jambe droite et la dépose sur ton épaule. Tu embrasses le bas de mon ventre, l’intérieur de mes cuisses puis mon sexe. Ta langue s’agite en un mouvement rapide contre mon clitoris qui expédie une sensation de chaleur et de frissons dans mon corps. C’est frais et chaud à la fois, je ne saurais comment décrire la sensation d’euphorie qui s’installe entre mes cuisses. Tu t’attardes au reste de ma vulve, l’encadre de tes lèvres, aime chacun de ses tissus. Ma main s’agrippe à ton épaule et un immense souffle partant de mon bas-ventre s’expulse par ma bouche. Je suis sur le bord de l’orgasme, tu t’arrêtes, me regarde avec ton petit sourire que je ne comprends pas. Je t’embrasse, tu goutes moi et j’adore ça. J’éteins l’eau pour te signifier qu’on va continuer ça ailleurs.

Nous nous baladons emmitouflés dans nos serviettes chaudes jusqu’à ta chambre et prenons des bagels et du fromage à la crème au passage. Assise sur ton lit, je déroule ma serviette et tartine mon bagels avec mes doigts que je lèche entre chaque étendue. Une fois que mon bagels est bien tartiné et que mes doigts sont bien lubrifiés, j’enfonce mon bagels dans ma bouche en commençant à me masturber. Je vois que tu aimes ça, que tu me regardes. Ça t’excite et ça m’excite. Tu déroules ta serviette à ton tour et tout en mangeant ton bagel à toi, tu agites ta main sur ton membre. Ta chambre se transforme en un espace vaste sans conception ni fonction particulière. La porte s’ouvre sur un autre, un grand mystérieux, qui entre le plus naturellement du monde et constate notre exercice. Je vois dans ses yeux qu’il a envie d’y prendre part lui aussi. Il défait son pantalon, sort un sexe déjà droit et dur et se met en branle. J’observe le bas de son corps nu sous son chandail. Tu enlèves son chandail et lui tend le pot de fromage à la crème. Il le prend et étend du fromage sur son chest. Ça m’excite, je vois que vous aussi. En t’entrainant avec moi, je chute vers lui et commence à lécher le fromage sur son torse. Toi aussi. Nos langues se croisent entre les vagues de fromage à la crème pendant que lui continue de se masturber. Tu descends doucement le long de son corps et enfourne son sexe bien profond dans ta bouche. Cheese-Chest capote, je le vois à ses yeux qui sortent de leur orbite. De ses mains tremblantes, il dirige mes cuisses autour de son visage et commence à mouvoir sa bouche dans mon entrejambe. Il est moins bon que toi et c’est plutôt l’idée de vous deux et du fromage autour de ma bouche qui m’excite. Je me retire d’un geste brusque et me tourne plutôt vers toi, te prend dans ma main et te branle. Tu halètes sur son sexe, manque de t’étouffer, relèves ta tête puis gueule de plaisir. Cheese-Chest m’embrasse puis me pénètre doucement par devant pendant que tu me prends par derrière. Je vous sens tous deux en moi et vous offre chacun une partie de mon cou sur lequel vous posez vos dents avec acharnement. Mais la position nous pose certains problèmes de logistique. Le gars de la logistique rentre dans la pièce, nous dit qu’il va nous aider.

Pendant que le gars de la logistique, nu, s’affaire à poser des hamacs dans la chambre je m’allonge sur le dos un peu épuisée. Je m’allume une clope, Chest-Cheese s’assoie en retrait pour fumer la sienne. Tes lèvres ont encore envie de moi. Tu embrasses mon sein puis pose tes lèvres contre mon sexe. Cette fois-ci, tu y vas plus doucement. Je regarde le ciel, les étoiles qui filent, pendant que tu t’occupes de mon entrejambe. J’ai le bonheur à la bonne place. J’ai le désir qui s’effrite en frisson le long de mes veines et qui renait au creux de ma gorge. Tout à coup, je remarque que quelqu’une est avec Chest-Cheese, elle gigote autour de lui, à son habitude. C’est la fille de la Saint-Valentin. Elle est très longue et elle bouge bien. Ses fesses son minuscules, ses seins sont plats et sa vulve est carrée. Ma peau n’a jamais senti la sienne, son corps a glissé sur le miens et entre mes doigts en stacato, ce sont plutôt les mots sur papier qui sont sortis de nos mains. Pendant qu’elle chevauche Chest-Cheese avec son allure dégringolante habituelle, je vois nos lettres douces et érotiques s’enfuir par ses longs cheveux. Son visage de marionnette déclame avec plaisir les mots qu’elle m’a un jour écrit. Mes sens littéraires et physiques son stimulés, je déclame mon plaisir en plusieurs petits cris qui me mènent à l’orgasme. Mon corps tremble, tu continues de prêter attention à mon clitoris qui vibre dans ta bouche et mes mains s’agrippent à ton épaule, j’y enfonce mes ongles, trop profond, mais tu ne sens pas grand-chose excepté mon plaisir qui t’active aussi. Tu te dresses comme un énorme pilier devant moi, empoigne ton sexe et te masturbe vite au-dessus de moi jusqu’à ce que ton sexe gicle en pluie chaude sur mon ventre. J’y trempe mon doigt, y goute. C’est sucré, je crois que tu es frère avec un érable.

Le gars de la logistique a fini d’installer les hamacs. Tu t’y couches, je me couche dans un autre. Dans le coin, Chest-Cheese et Saint-Valentin baisent toujours avec autant d’ardeur. Je les regarde, penche ma main vers mon entrejambe, agite habilement mes doigts et te fixe dans les yeux. Un grand musicien avec les cheveux frisés entre dans la pièce. Je le reconnais. Je l’invite à me rejoindre sans cesser de me masturber. Il se couche dans le hamac, je me mets par-dessus lui et je sens son sexe grossir dans son pantalon tandis-que je l’embrasse. Je glisse ma main dans son pantalon, sens son sexe plus gros que dans mon souvenir. J’enlève son pantalon, prend son sexe entre mes doigts et joue avec avant de l’enfoncer dans ma bouche, cette-fois-ci plus grossièrement qu’avec toi plus tôt. Un mélange de bave et de lui coule le long de son pénis jusqu’à sa base. Il est bien lubrifié, je l’invite à entrer en moi. Je m’assoie dans le hamac, il se met debout face à moi, j’ouvre mes jambes et il y entre. Je sens son mouvement jusque creux dans mon ventre, j’ai l’impression de flotter autour de son sexe qui me retient. Du coin de l’œil, je vois Chest-Cheese et Saint-Valentin qui ont terminé leurs activités et de l’autre œil, je te vois qui te masturbe en nous regardant. Saint-Valentin viens lécher mon sein, glisse quelques mots et sa langue dans le pli de mon oreille avant de s’enfuir par le ciel, fidèle à elle-même. Chest-Cheese passe sa main près de mon sexe et s’active sur mon clitoris pendant que Frisé continue de me pénétrer et que tu continues de te masturber en nous regardant. J’ai le désir qui monte en flèche pour un millième orgasme.

 

Advertisements