P’tit blues

by salomelandry

Depuis quelques jours, je bute, je bloque, je bogue. Ça marche juste pas. Je voulais parler de mes péripéties pour devenir adulte ou du moins, plus mature. J’arrive pas à synthétiser, j’arrive pas à faire ça beau. D’habitude j’écris mes textes one shot vite comme ça et je ne me relis pas tout de suite, je le relis des semaines ou des jours après l’avoir mis en ligne. Ça sortait pas one shot, j’ai abandonné. J’suis poche comme ça, incapable de surmonter les montagnes de ma création. J’suis une créatrice vedge.

Je voulais vous parler du changement que j’ai fait dans ma couleur de cheveux qui fait en sorte que j’ai l’air plus vulgaire quand ils sont détachés. J’ai l’impression qu’on voit plus mes seins parce que c’est ce que tout le monde regarde ces temps-ci. J’le sais qu’ils sont correct gros, j’le sais qu’on les voit tout le temps, j’le sais que je m’habille sexy. En attendant de sauter dans le lit avec moi, j’ai quand même des choses intelligentes à dire et de la conversation à faire. J’te montrerai mes seins plus tard, peut-être. En attendant, fuck off.

Je voulais aussi parler de mes dates que je me suis settée cette semaine pour être un peu plus adulte. Une belle sortie gratos au biodôme qui se termine en petite tristesse de sentiments confus qui me donnent envie de brailler, un peu beaucoup. Une fois où il y a pas grand chose à dire, tellement que la petite chatte chez lui m’intéressait plus. Il était cool, il me rendait juste très indifférente. J’avais pas le gout d’être là. Et une dernière sortie qu’on repousse parce que finalement, ça fitte pas dans nos horaires. Jamais eu beaucoup de succès dans ces affaires-là. Peut-être finalement les boys c’est trop complicated pour moi. Un peu comme la tune d’Avril Lavigne.

J’avais aussi envie de mentionner la grande gueule que je me cultive depuis le début de l’été. Elle s’en vient grande en tabarnack. Je crie aux gens ce que je pense. J’ai l’impression que ça fâche les gens. Non mais. On peut tu se parler ? On peut tu se le dire que ça va pas ? Parce que ça va pas. Non. Ça va pas.

Ça va pas aussi parce que grandir et sortir de ma petite adolescence qui me tient prisonnière, c’est comme un gros down. J’suis juste pas là, je suis juste pu, j’arrive pas à keep it up comme on dit même si j’ai jamais dit ça. Parce que j’avais juste oublié de m’inscrire à l’école et que quand j’ai été, ben je m’étais trompé de journée. J’ai voulu brailler.

Je voulais écrire un truc de bon parce que j’avais envie de mettre quelque chose en ligne et finalement je me ramasse à écrire des choses que j’aurais voulu écrire mais que j’ai pas pu écrire. Des choses que je vais essayer d’écrire plus tard pour faire un texte béton mais que ça arrivera pas, ça arrive jamais ces affaires-là. Je suis trop toute tout croche à cause des élections qui me font me chicaner avec tout le monde. À cause des causes féministes qui se font barouetter de tous bords tout côté et qui barouettent mon p’tit cœur dans le même mouvement. Je suis toute tout croche parce que j’me sens tout le temps deuxième, parce que «ses sentiments pour moi ont changé» et que je sais pas ce que ça veut dire. J’ai pas envie d’être en stand by, je veux tout, tout de suite et ici, comme dans la tune d’Ariane Moffat, sauf que je rajouterais tout le temps. Je suis un peu toute tout croche aussi parce que ce matin, à la place de faire des choses constructives et d’écrire mon texte, justement, j’ai écouté des vidéos d’Avril Lavigne et j’ai trouvé ça absurde, mais ça m’a donné des frissons, t’sais, quand rien marche comme il l‘faut. Peut-être ça me fait juste trop penser à quand j’aspirais à devenir Avril pis que je m’habillais exactement pareil. J’t’ai swag avec ma cravate. Ça m’a pas aidé à avoir des relations saines par contre. J’suis encore toute pognée à chercher mon cœur en arrière de mes genoux et à la cruncher à chaque fois que je marche. Pour ça que mon chat sur ma cuisse il fait saigner un cœur. Mon âme jute, j’suis pas encore assez grande pour me protéger.

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